Professeure adjointe en éducation inclusive, Faculté d’éducation, Université de Saint-Boniface

Depuis le début de la crise sanitaire, je tente au meilleur de mes compétences de poursuivre le plus efficacement possible toutes les tâches comprises dans les trois volets de ma tâche de professeure universitaire. D’abord, en ce qui a trait au volet « Enseignement », j’ai dû faire preuve de créativité et d’adaptation en transférant mes deux cours offerts en présentiel sur Zoom et ce, en 48 heures. Bien que j’aie pris toutes les précautions nécessaires (création de tutoriels sur la plateforme Zoom, envoie de consignes aux étudiants, envoie de message vidéo pour rassurer les étudiants, etc.) pour que ce changement se fasse le mieux possible pour les étudiants, ces derniers ont été ébranlés. Le nombre de courriels de leur part que je reçois habituellement a triplé et il en est de même pour les demandes d’extension des dates de remise des travaux. Il faut savoir que les étudiants à qui j’enseigne sont en fait des enseignants inscrits dans un programme d’études supérieures. Mes étudiants devaient donc eux aussi enseigner de la maison en plus de faire l’école à la maison pour leurs propres enfants. Ma fin de session a donc été plus longue est complexe qu’à l’habitude, ce qui a eu un impact sur mes autres responsabilités professionnelles. Ensuite, en ce qui a trait au volet « recherche » de ma tâche, j’ai dû annuler ma participation à trois congrès nationaux. J’ai poursuivi mes activités liées aux deux laboratoires de recherche (LISIS et RÉVERBÈRE) auxquels je participe. Au LISIS, je dirige une équipe de travail et participe en collaboration avec des collègues d’autres universités à deux projets de recherche. Au RÉVERBÈRE, en plus d’être membre de deux équipes de travail, j’ai collaboré à la réalisation d’un état de connaissances sur le développement professionnel en éducation et donc participé à la rédaction de trois écrits scientifiques. De plus, je poursuis la gestion des quatre projets de recherche (deux subventionnés par mon établissement) que je dirige ou codirige et je supervise deux assistantes de recherche. À cela s’ajoute, la soumission de deux communications dans des congrès, la rédaction de trois écrits scientifiques ainsi que la préparation d’une demande de subvention pour un projet de recherche sur la COVID-19. Finalement, en ce qui a trait au volet « engagement communautaire », j’ai dû reporter trois formations destinées au milieu scolaire. J’ai dû annuler, avec d’autres collègues, un institut d’été interinstitutionnel sur lequel je travaille depuis un an. Au tout début de la crise sanitaire, j’ai partagé plusieurs ressources et conseils à mes collègues universitaires moins à l’aise avec la technologie. J’ai aussi participé à un atelier de formation pour ces derniers. J’ai poursuivi mon implication sur les six comités institutionnels auxquels je participe en plus de poursuivre ma collaboration avec St Amant. Dans les prochains mois, je poursuivrai la planification et l’organisation de deux colloques. Il va sans dire que mes semaines de travail s’allongent depuis le début de cette crise sanitaire.